Promoting the rehabilitation and reintegration of violent extremist offenders (VEOs) is a critical component of addressing the full lifecycle of violent extremist radicalization and recruitment. Amid growing numbers of returning foreign terrorist fighters (FTFs) and the active prosecution of suspected terrorists in general, the need to support the rehabilitation and reintegration of VEOs after imprisonment in order to optimize the chance that societies accept reintegratees and minimize the risk of recidivism has gained further significance and international traction. In recognition of the invaluable contributions that civil society organizations (CSOs) and community actors offer to programs aimed at preventing and countering violent extremism (P/CVE), as reinforced in the UN Secretary-General’s “Plan of Action to Prevent Violent Extremism” of December 2015, it is vital that government agencies and frontline practitioners engage these stakeholders in the effective rehabilitation and reintegration efforts of VEOs and FTFs.

Nongovernmental organizations, actors at the community level (such as religious leaders, family members, social workers, victims organized in groups, students, teachers, etc.), the private sector, and the media can and should play key roles in different stages of the rehabilitation and reintegration of VEOs and FTFs. Despite early efforts to include such actors into comprehensive and holistic rehabilitation and reintegration processes, the experience and capacity of such actors, as well as governments’ willingness to integrate this group of stakeholders, varies across and between different countries and subregions.

About this Project

The Global Center on Cooperative Security, in conjunction with the International Centre for Counter-Terrorism – The Hague and several subregional partners, has launched a 24-month initiative aimed at strengthening the networks, capacity, and readiness of CSOs and community leaders to support the rehabilitation and reintegration of terrorism offenders who have been released from custody, as well as returned FTFs, including via cooperation with governmental actors such as law enforcement and prison services. Funded by the U.S. Department of State, the project will focus on three subregions: the Sahel-Maghreb, the Greater Horn of Africa, and Southeast Asia.

The initiative consists of two core components. The first focuses on three concurrent subregional processes that bring together key government, law enforcement, and civil society stakeholders to:

  1. conduct national and subregional assessments of relevant existing policies, programs, and actors, as well as gaps and obstacles in relation to the role of civil society actors in the rehabilitation and reintegration of VEOs and returning FTFs; and
  2. develop an action agenda with concrete programming ideas and policy recommendations tailored to each subregion, building on both local and international good practices including the Global Counterterrorism Forum’s “Rome Memorandum on Good Practices for Rehabilitation and Reintegration of Violent Extremist Offenders” and the work of its Detention and Reintegration Working Group.

The development of the action agenda will run parallel to the second key component of this initiative: a series of pilot activities across the three subregions that aim to inform the action agenda in the early stages of the project, and to further disseminate and implement several of its recommendations in the later stages. Several calls for proposals will be published to invite nongovernmental actors from specific regions to apply for small grants to enhance their capacity and technical expertise in rehabilitating and reintegrating VEOs and FTFs, the implementation of which will be closely supported and monitored by the project partners.

For more information, please download the Project Synopsis in English or in French.

The team leader for this project is Eelco Kessels, London Office Director and Senior Analyst at the Global Center on Cooperative Security. He can be reached via email at ekessels@globalcenter.org.

__________________________________________________

Engager les acteurs de la société civile dans les programmes de réhabilitation et de réintégration des extrémistes violents et le retour des combattants terroristes étrangers

L ‘encouragement de la réhabilitation et de la réinsertion des délinquants extrémistes violents (DEV) est un élément clé de l’action globale contre le recrutement et la radicalisation des EV. Le nombre croissant de retours des combattants terroristes étrangers (CTE) et l’intensification des poursuites engagées à l’encontre des terroristes présumés confirment la nécessité d’un appui à la réhabilitation et à la réinsertion des EV après leur incarcération dans le but, d’une part, de maximiser leurs chances de réintégration et, d’autre part, de minimiser les risques de récidives. Suivant les recommandations du secrétaire général des Nations Unis dans le «Plan d’action pour la prévention de l’extrémisme violent » de décembre 2015, les organisations de la société civile (OSC) et les communautés engagées dans les programmes de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent doivent être encouragées par les agences gouvernementales et les acteurs de terrain dans leurs efforts de réhabilitation et de réintégration des EV et des CTE.

Les organisations non-gouvernementales (ONG), les acteurs de terrain (responsables religieux, membres de la famille, travailleurs sociaux, groupes de victimes, étudiants, enseignants, etc.), le secteur privé et les médias peuvent et doivent jouer un rôle de premier plan dans les programmes de réhabilitation et de réintégration des DEV et des CTE. Malgré certains efforts déjà consentis pour inclure ces acteurs dans les processus globaux de réhabilitation et de réinsertion, l’expérience et la capacité de ces acteurs, tout comme la volonté des gouvernements à pleinement les intégrer, varie suivant les pays et les sous-régions considérés.

A propos du projet

Le « Global Center on Cooperative Security » (Global Center), en lien avec l’« International Centre for Counter-Terrorism – The Hague » (ICCT) et plusieurs partenaires sous-régionaux, ont lancé un programme de deux années destiné à renforcer les réseaux, la capacité et le degré de préparation des OSC et des responsables communautaires à accompagner la réhabilitation et la réinsertion des combattants terroristes libérés et des CTE de retour dans leur pays, y compris par une coopération accrue avec les services gouvernementaux compétents (justice et prisons). Financé par le département d’Etat américain, le projet se concentre sur trois ensembles sous-régionaux : le Sahel-Maghreb, la Corne de l’Afrique et l’Asie du Sud-Est.

Le projet est organisé autour de deux éléments essentiels. Le premier concernera les trois processus sous-régionaux qui réunissent les responsables gouvernementaux, des représentants des autorités judiciaires et des acteurs de la société civile afin de :

  1. Conduire des évaluations au niveau national et sous-régional des politiques et programmes existants, ainsi que des acteurs engagés dans la réhabilitation et la réinsertion des DEV et des CTE. Ces évaluations doivent notamment permettre d’identifier les obstacles éventuels à un rôle accru des acteurs de la société civile dans l’accompagnement de ces programmes ;
  1. Développer un plan d’action avec des idées concrètes de programmes et des recommandations politiques adaptées à chacune des sous-régions, en s’appuyant à la fois sur les bonnes pratiques existantes, y compris le « Mémorandum de Rome sur les bonnes pratiques en matière de réhabilitation et de réinsertion des délinquants extrémistes violents» du Forum global contre le terrorisme, et sur le travail réalisé par son groupe de travail consacré aux questions de détention et de réinsertion.

Le développement d’un plan d’action se conduit parallèle du deuxième élément clef du projet : une série d’activités pilotes dans les trois sous-régions identifiées destinées, en amont du projet, à présenter le plan d’action  et, en fin de projet, à communiquer et mettre en œuvre ses principales recommandations.

Plusieurs appels  à projet seront ainsi lancés afin d’inviter les acteurs non gouvernementaux opérant dans les régions concernées a candidater pour se voir attribuer des petites subventions destinées à appuyer  leurs besoins et leur expertise technique en matière de réhabilitation et réintégration des DEV et des CTE. La mise en œuvre des projets sera appuyée et contrôlée  par les partenaires.

Pour tout renseignement complémentaire, merci de vous référer au synopsis du projet, disponible pour téléchargement en anglais ou en français.

Le chef de ce projet est Eelco Kessels, Directeur du Bureau de Londres et analyste Senior au « Global Center on Cooperative Security ». Vous pouvez le joindre par mail : ekessels@globalcenter.org.

Global Center’s News Updates

Subscribe to receive periodic email updates and the Global Center Newsletters